Recensement : le gouvernement mise sur l’imagerie satellitaire pour les zones occupées par l’AFC-M23

Le ministre congolais du plan, Guylain Nyembo devant le Sénat (photo d'archives)

 

Dans l’objectif de garantir l’inclusivité du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), y compris dans les zones occupées, le gouvernement de la République compte recourir aux nouvelles technologies, notamment, l’imagerie satellitaire.

Le ministre du plan, Guylain Nyembo a affirmé devant les sénateurs et les députés nationaux, le jeudi 15 juillet 2026, que les populations vivant dans les régions en proie à l’insécurité seront pris en compte par les opérations du recensement général.

« Pour tous les territoires tranquilles, nous conservons une approche classique. Mais là où subsistent des poches d’insécurité, quelles qu’en soient, nous utiliserons la méthode dite de l’intelligence démographique, avec tous les outils de l’intelligence informatique, notamment les satellites, afin d’assurer la précision des données », a indiqué le ministre congolais du plan, Guylain Nyembo.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une approche hybride du recensement qui va permettre d’adapter les méthodes de collecte en fonction des réalités du terrain.

« Il ne faut pas oublier que la cartographie que nous allons réaliser nous fournira déjà des informations précieuses en matière d’identification. Il s’agira ensuite de confirmer ces données à travers les opérations de terrain. Je vous assure que ces méthodes ont déjà fait leurs preuves dans d’autres pays, comme l’Irak ou l’Afghanistan », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a souligné que la cartographie censitaire qui est déjà en cours, est un élément clé du processus. Elle permettra à disposer d’une base des données fiable et actualisée, y compris celle des zones difficiles d’accès.

Notons que cette opération vise à produire une nouvelle cartographie nationale avec précision qui servira, notamment, de support aux opérations d’identification menées par l’Office national d’information de la population (ONIP).

C’est pourquoi le ministre a insisté pour préciser que « le recensement est un outil stratégique pour la planification du développement du pays. Il fournira des données fiables sur la population, indispensables à l’amélioration de la gouvernance ».

Rappelons que le gouvernement a, à ce stade, mobilisé une première contribution nationale évalué à 30 millions USD sur un coût total de 192 millions.

Arnaud Kabeya 

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