Ève Bazaïba lance la réforme du Secrétariat général aux Affaires sociales

Ève Bazaïba Masudi engage une réforme du Secrétariat général aux Affaires sociales pour moderniser l'administration et renforcer l'efficacité des services publics.

 

À Kinshasa, la ministre d’État engage un dialogue socio-professionnel pour dresser un état des lieux de l’administration et jeter les bases d’une réforme destinée à renforcer la gouvernance et l’efficacité des services sociaux.

 

La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaïba Masudi, a ouvert, vendredi 3 juillet 2026, un atelier d’évaluation du Secrétariat général aux Affaires sociales au Centre féminin Marie-Antoinette, à Kinshasa. Cette rencontre vise à examiner le fonctionnement de l’administration afin d’identifier ses atouts, ses insuffisances et les réformes à engager pour améliorer les services destinés aux populations vulnérables.

 

Un diagnostic pour moderniser l’administration

 

Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général aux Affaires sociales, Gervais Lubango, a souligné que ces assises offrent un cadre de dialogue et de réflexion destiné à évaluer les performances de l’administration. Il a invité les participants à formuler des propositions concrètes en faveur d’une gestion plus efficace, plus performante et davantage orientée vers les résultats.

Ouvrant officiellement les travaux, Ève Bazaïba Masudi a appelé à un diagnostic sans complaisance de l’administration. Elle a plaidé pour un renforcement de la collaboration entre le cabinet politique et les services techniques, une rationalisation des structures administratives, la suppression des chevauchements de compétences ainsi qu’un investissement accru dans le renforcement des capacités des agents. La ministre d’État a rappelé que le Secrétariat général constitue le principal bras technique de son ministère dans la mise en œuvre des politiques publiques.

 

Une feuille de route pour les réformes

 

Présentant l’état des lieux du Secrétariat général, Gervais Lubango a mis en évidence plusieurs défis structurels, notamment un cadre organique devenu obsolète, des insuffisances dans la planification, un déficit de coordination, le manque de personnel qualifié, la faiblesse des ressources financières et un faible taux d’exécution budgétaire.

Les responsables des différentes directions et services ont, à leur tour, exposé les missions de leurs structures, leurs principales réalisations ainsi que les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions, tout en formulant des besoins en renforcement des capacités.

Les recommandations issues de cet atelier devraient constituer une feuille de route pour la modernisation du Secrétariat général aux Affaires sociales. L’ambition affichée est de bâtir une administration plus performante, mieux coordonnée et davantage tournée vers les besoins des populations vulnérables.

 

Glodie Mungaba

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