Désormais, l’État prendra en charge les frais funéraires des agents publics affiliés à la CNSSAP
Vue du Vice-premier ministre en charge de la fonction publique, lors de l'atelier technique sur les mécanismes d'opérationnalisation de la prestation sociale de la CNSSAP à Kinshasa.
Dans l’objectif de garantir une protection sociale plus complète couvrant également les risques liés au décès, les frais funéraires des agents publics de l’État et de leurs ayants droit seront pris en charge à travers la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP).
Cette décision est l’aboutissement de la mise en œuvre des recommandations de l’atelier technique consacré aux mécanismes d’opérationnalisation de la prestation sociale de la CNSSAP.
Sous l’égide du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, les travaux, qui ont réuni les experts du gouvernement congolais et les représentants de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP), ont permis de dégager un consensus contenant des recommandations visant à rendre applicable la prestation sociale au profit des agents publics de l’État.
Prenant la parole à cet effet, le ministre de tutelle a tenu à circonscrire les faits dans leur contexte.
« Les frais funéraires sont un droit longtemps demeuré théorique, faute de mécanisme opérationnel permettant son application. Sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le gouvernement a reçu l’orientation claire de renforcer durablement la protection sociale des agents publics de l’État. La CNSSAP est désormais l’institution compétente chargée de rendre ce droit effectif », a déclaré Jean-Pierre Lihau, à l’occasion dudit atelier.
Notons que les travaux y relatifs ont défini plusieurs paramètres se rapportant à ce dispositif. Il s’agit notamment de la fixation des montants de prise en charge pour les agents de l’État ; des critères d’éligibilité des bénéficiaires ; des modalités de déploiement progressif du mécanisme sur l’ensemble du territoire national ; de la prise en compte de la situation des nouvelles unités (NU) ; ainsi que de l’harmonisation des référentiels entre Kinshasa et les différentes provinces, afin de garantir l’équité du dispositif.
Depuis Kinshasa, notre reporter: Arnaud Kabeya

