Commerce intra-africain 2025: la RDC devient la deuxième puissance commerciale du continent
Vue de l'entrée principale de la Zone économique et spéciale de Maluku, dans la banlieue ouest de Kinshasa
Selon le rapport de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), publié en juin 2026, la République Démocratique du Congo (RDC) s’est hissée au deuxième rang des principaux contributeurs au commerce intra-africain en 2025, derrière l’Afrique du Sud et devant la Côte d’Ivoire.
La montée en puissance de la RDC sur l’échiquier économique africain est confirmée dans le rapport intitulé African Trade Report 2025: Leveraging Geopolitics for Trade and Industrialisation in Global Africa.
D’après ce document, la performance de la RDC confirme son poids stratégique, avec 6,74 % des échanges intra-africains. Le pays a ainsi franchi un cap important, confirmant son statut d’acteur incontournable du commerce continental grâce à son potentiel économique et à sa position géostratégique au cœur de l’Afrique.
À en croire cette institution bancaire, cette montée en puissance repose sur plusieurs facteurs structurants, notamment l’immensité du territoire de la RDC, sa population estimée à plus de 100 millions d’habitants, son marché intérieur en pleine expansion, ainsi que sa localisation stratégique, qui la relie aux autres régions du continent africain.
Grâce à ces atouts, la RDC renforce progressivement son rôle de carrefour économique de l’Afrique, ce qui lui permet de consolider sa capacité à intensifier les échanges commerciaux avec ses voisins et les autres marchés africains. Son économie gagne ainsi en influence, traduisant en même temps les efforts entrepris pour améliorer l’environnement des affaires, développer les infrastructures économiques et renforcer les échanges régionaux.
Soulignons que, dotée d’immenses ressources minières, énergétiques, agricoles et forestières, la RDC, pays de Lumumba, dispose d’un potentiel exceptionnel susceptible d’alimenter les chaînes de valeur africaines et d’accompagner l’industrialisation du continent.
Par ailleurs, il convient également de relever que c’est grâce au déploiement de la ZLECAf sur le continent que la RDC a pu accroître davantage ses exportations, attirer de nouveaux investissements, développer son industrie de transformation et mériter ainsi une place parmi les économies les plus influentes d’Afrique. Cette dynamique pourrait lui permettre de devenir, à terme, l’un des principaux moteurs de la croissance, du commerce et de l’intégration économique sur le continent.
Arnaud Kabeya

