À Kinshasa, un appel à renforcer l’engagement des jeunes dans la paix
Des jeunes engagés pour renforcer leur contribution au processus de paix en RDC.
Les jeunes de la République Démocratique du Congo (RDC) ont été appelés à renforcer leur participation au processus de paix à travers des actions concrètes, au-delà des activités de sensibilisation et de formation, lors d’une réunion d’évaluation organisée par le Secrétariat technique national de la Résolution 2250 (STN-R 2250).
« Les actions doivent renforcer suffisamment la participation des jeunes. La plupart des activités se limitent à la sensibilisation et à la formation. J’appelle les jeunes à mettre en place des activités innovantes et concrètes, de manière à garantir la qualité de leur participation aux différents mécanismes de paix en RDC », a déclaré Paulin Ngeleka, officier des affaires civiles à Goma de la Monusco.
Il a notamment appelé les représentants des organisations de jeunesse à renforcer leur engagement en faveur du retour de la paix dans les zones où ils sont présents.
« Comment les jeunes développent-ils et présentent-ils leurs perspectives de paix ? Peuvent-ils s’engager de manière effective pour le retour de la paix dans les zones où ils vivent ? Quel rôle peuvent-ils jouer dans les initiatives et les différentes instances de dialogue au niveau local ? », s’est-il interrogé.
Paulin Ngeleka a par ailleurs salué les initiatives déjà menées par les jeunes, tout en les invitant à aller davantage vers des actions mesurables.
« Je ne veux pas sous-estimer les efforts que vous faites dans le cadre des sensibilisations, car il est difficile d’en évaluer les résultats. Il faudrait véritablement parvenir à des actions substantielles, comme le rapprochement entre la police et les jeunes, avec des indicateurs permettant d’aller beaucoup plus loin », a-t-il souligné.
Des plans locaux de sécurité à Kinshasa
Le responsable de la Monusco a également indiqué que dix communes de Kinshasa participent activement aux réunions des comités locaux de sécurité élargis et disposent désormais de plans locaux de sécurité.
« Les femmes et les jeunes sont pris en compte. Ils occupent une place particulière dans ces plans », a-t-il expliqué, évoquant les avancées enregistrées dans le cadre du programme de gouvernance sécuritaire.
De son côté, Anna-Jacquie Kitoga, coordonnatrice du Secrétariat technique national de la Résolution 2250, a annoncé la tenue, le 28 octobre prochain, d’une réunion du comité technique du STN-R 2250. Celle-ci devra notamment permettre d’évaluer les actions menées et de préparer les prochaines activités en faveur de la participation des jeunes au processus de paix.
« Pour les trois derniers mois de l’année, le STN-R 2250 prévoit l’accompagnement et la coordination des plaidoyers et initiatives des jeunes sur leur participation au dialogue, afin de veiller à la qualité de leurs contenus », a-t-elle déclaré.
La réunion d’évaluation a réuni des représentants de la Monusco ainsi que plusieurs organisations de jeunes. Ces dernières ont présenté les rapports des activités menées entre juillet et septembre, ainsi que leurs programmes pour les trois derniers mois de l’année.
Nicha

