Ève Bazaïba annonce le lancement, le 25 août, d’une campagne de solidarité nationale
Ève Bazaïba, ministre d’État congolaise chargée des Affaires sociales.
L’initiative, qui sera lancée par le président Félix-Antoine Tshisekedi, vise à raviver la culture de l’entraide au sein de la population congolaise.
La ministre d’État chargée des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaïba, a indiqué jeudi à Kinshasa, lors d’un briefing de presse, que le lancement officiel d’une campagne nationale de solidarité est prévu le 25 août prochain en République démocratique du Congo (RDC).
« Il est dès lors normal que nous puissions davantage compter sur nos propres forces et que nous puissions nous prendre en charge pour servir notre peuple », a-t-elle déclaré.
Selon Mme Bazaïba, cette campagne ne se limitera pas à la collecte de dons en nature ou en espèces. Elle doit surtout contribuer à restaurer un esprit de solidarité entre les Congolais, dans un contexte marqué par une importante vulnérabilité humanitaire.
« Il s’agit surtout de redynamiser et de susciter à nouveau, au sein de la population congolaise, l’esprit et la culture de l’entraide, ainsi que l’amour du prochain, le patriotisme et la préoccupation face aux difficultés auxquelles sont confrontés les autres membres de la communauté », a-t-elle expliqué.
Plus de 15 millions de Congolais vulnérables
Mme Bazaïba a indiqué que plus de 15 millions de Congolais sont actuellement considérés comme vulnérables. Cette situation est, selon elle, principalement liée aux conflits, aux épidémies et aux catastrophes provoquées par les aléas climatiques.
Les conflits représenteraient environ 60 % des situations de vulnérabilité, notamment en raison des violences armées et intercommunautaires qui entraînent le déplacement de nombreuses populations. Les épidémies compteraient pour environ 25 %, tandis que les 15 % restants seraient liés notamment aux pluies diluviennes, aux inondations et aux éboulements de terrain.
Dans ce contexte, la ministre estime que la baisse de l’aide humanitaire internationale oblige davantage la RDC à mobiliser ses propres capacités.
« Du jour au lendemain, nous avons donc été confrontés à un manque à gagner considérable », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité pour les Congolais de « davantage compter sur leurs propres forces ».
Une campagne appelée à s’étendre
La campagne débutera à Kinshasa avant d’être progressivement déployée dans les différentes provinces du pays. Pour Ève Bazaiba, il ne s’agit pas d’une opération ponctuelle, mais d’une démarche appelée à s’inscrire dans la durée.
« Elle commencera dans un premier temps à Kinshasa, mais son message sera progressivement porté sur l’ensemble du territoire national. Elle ne sera pas une action ponctuelle, mais aura désormais un caractère permanent », a conclu la ministre d’État.
Glodie Mungaba, depuis Kinshasa

