le Front Uni pour la RDC engage des poursuites contre des acteurs accusés de soutien au M23
L’organisation basée à Bruxelles vise deux personnes dans le cadre de plaintes avec constitution de partie civile.
Le Front Uni pour la RDC, une organisation de la société civile congolaise installée à Bruxelles, a annoncé avoir déposé deux plaintes devant la justice belge pour des faits présumés d’incitation à la haine et à la violence. Cette démarche s’inscrit, selon ses responsables, dans un contexte de lutte contre des discours jugés dangereux en lien avec la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ces plaintes visent notamment Claude Pero Luwara et Jean-Jacques Mamba, pour des faits présumés d’incitation à la haine et à la violence. L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisé dans la capitale belge.
Selon l’avocat de l’organisation, Maître Laurent Kennes, les plaintes ont été introduites auprès d’un juge d’instruction belge compétent. Il a également indiqué que d’autres procédures pourraient être étendues à Franck Diongo ainsi qu’à d’autres personnes dont les identités n’ont pas été rendues publiques.
Le Front Uni pour la RDC affirme vouloir engager des poursuites contre plusieurs individus accusés de tenir, depuis la Belgique, des propos jugés hostiles aux institutions congolaises et susceptibles d’alimenter les tensions dans l’Est de la RDC.
« Nous disons non à toutes ces personnes malveillantes qui sont contre la paix en RDC », a déclaré Patricia Muadi, représentante du parti Congo Fort. Elle estime que certains propos diffusés sur les réseaux sociaux « propagent la haine » et contribuent à aggraver la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
L’organisation considère que les déclarations visées dépasseraient le cadre de la liberté d’expression et pourraient relever du droit pénal belge.
De son côté, Maître Laurent Kennes estime que certaines personnes présentes sur le territoire belge « utilisent leur liberté d’expression pour faire des appels à la haine et à la violence », évoquant également des accusations de soutien indirect à des groupes armés actifs dans l’Est congolais.
Le secrétaire général du Front Uni pour la RDC, Sony Kabeya, a précisé que deux plaintes distinctes ont été déposées. « Il s’agit de propos qui dépassent la liberté d’expression et qui peuvent être interprétés comme des incitations à la commission d’infractions pénales internationales », a-t-il déclaré.
En initiant cette démarche, l’organisation affirme vouloir contribuer à la lutte contre les discours de haine et les appels à la violence liés au conflit dans l’Est de la RDC.
La Rédaction

