Ebola en RDC : le chef de l’État en première ligne face à une résurgence inquiétante en Ituri et au Nord-Kivu

Le numéro un cingolais, Félix Tshisekedi présidant une réunion de crise à Kinshasa sur la résurgence d’Ebola en Ituri et au Nord-Kivu, en présence des autorités sanitaires et gouvernementales.

Les autorités congolaises font face à une nouvelle résurgence de la maladie à virus Ebola dans le nord-est du pays, poussant le chef de l’État Félix Tshisekedi à réunir en urgence, dans la nuit du 18 au 19 mai au Mont Ngaliema, les principaux responsables politiques et sanitaires.

La rencontre a rassemblé la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les responsables de l’Institut National de Recherche Biomédicale, l’INRB, en première ligne dans la surveillance épidémiologique, autour du directeur général de l, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Six zones de santé touchées et des chiffres encore provisoires

Selon le rapport présenté par le ministère de la Santé, Dr Roger Kamba, à la suite de sa mission en Ituri, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, identifiées comme épicentres, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province, et Butembo-Katwa et Goma au Nord-Kivu.

Les autorités sanitaires font état de 513 cas suspects et 131 décès, précisant toutefois que ces chiffres restent provisoires, les investigations étant en cours pour déterminer les cas effectivement liés à la maladie.

Une souche de type Bundibugyo identifiée

Les analyses génétiques réalisées par l’INRB indiquent qu’il s’agit d’une variante de type Bundibugyo, génétiquement distincte des épidémies de 2007 et 2012. Selon les chercheurs, cette souche serait issue d’un réservoir animal encore non identifié, confirmant une transmission zoonotique.

Les experts soulignent par ailleurs qu’il n’existe, à ce stade, ni vaccin spécifique ni traitement approuvé pour cette variante, ce qui complique la riposte sanitaire.

Le gouvernement mobilisé face à l’urgence sanitaire

Face à la situation, le chef de l’État a instruit le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour contenir la propagation du virus et renforcer la surveillance dans les zones affectées. Il a insisté sur la nécessité de couper rapidement les chaînes de transmission.

Les autorités disent vouloir s’appuyer sur les protocoles déjà utilisés lors des précédentes épidémies d’Ebola en RDC, notamment le traçage des contacts, l’isolement des cas suspects et la prise en charge rapide des malades.

Le président de la RDC a également appelé la population au calme et au respect strict des mesures barrières, alors que la maladie touche plusieurs foyers dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité et les déplacements de population.

Glodie Mungaba

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