Devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le ministre congolais des Droits humains, Samuel Mbemba, a dénoncé les exactions attribuées à l’armée rwandaise et à ses alliés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Kinshasa appelle les États africains à se mobiliser face à une crise sécuritaire qui continue de ravager l’est de la République Démocratique du Congo. (RDC).
La RDC a une nouvelle fois porté la situation sécuritaire dans l’Est du pays devant les instances africaines. À l’occasion de la 87ᵉ session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), organisée du 11 au 20 mai à Banjul, en Gambie, le ministre congolais des Droits humains, Samuel Mbemba, a dénoncé les violences commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en partie sous contrôle rebelle.
Devant les représentants des États membres, le ministre a mis en cause l’armée rwandaise et ses supplétifs, accusés par Kinshasa d’être responsables d’exactions contre les populations civiles. Il a appelé à une « prise de conscience africaine » face à une crise qui continue de déstabiliser l’est de la RDC.