Myoto Liyolo découvre deux œuvres inédites de son père à l’ACP
Émotion de Myoto Liyolo devant les sculptures de son père, Alfred Liyolo. © Josée Kalumba.
Près d’un demi-siècle après leur installation au siège de l’Agence congolaise de presse (ACP), deux sculptures d’Alfred Liyolo ont suscité une vive émotion chez sa fille Myoto, qui les voyait pour la première fois.
Une page méconnue de l’héritage artistique d’Alfred Liyolo vient de refaire surface à Kinshasa. Samedi 17 octobre, Myoto Liyolo, fille du célèbre sculpteur congolais, a découvert deux créations paternelles conservées depuis les années 1970 dans les locaux de l’Agence congolaise de presse (ACP).
Accompagnée du Directeur général de l’institution, Bienvenu-Marie Bakumanya, elle n’a pas caché son émotion devant ces pièces dont elle ignorait jusqu’à l’existence.
« Je suis extrêmement émue parce que ce sont des œuvres qui datent vraiment de la période de Liyolo, quand il est revenu au pays et qu’il a commencé à mettre en place le mouvement d’authenticité au niveau de la sculpture et de l’art contemporain », a-t-elle déclaré.
Si elle connaissait l’existence d’autres réalisations de son père conservées en différents lieux, ces deux sculptures lui étaient jusqu’alors inconnues.
« Ce sont des œuvres dont je ne connaissais pas l’existence. Je savais qu’il avait réalisé des œuvres, mais celles-ci, c’est la première fois que je les vois de toute ma vie. Et je suis extrêmement émue de les voir, d’autant plus que c’était une très, très belle période », a-t-elle confié.

Au-delà de l’émotion familiale, cette rencontre met en lumière la valeur patrimoniale de pièces conservées au sein d’une institution publique depuis plusieurs décennies. Elle rappelle aussi l’importance de la préservation et de la transmission des œuvres qui jalonnent l’histoire culturelle de la République Démocratique du Congo.
Surnommé le « Maître du Bronze », Alfred Liyolo demeure l’une des figures marquantes de la sculpture congolaise contemporaine. Son travail du bronze et sa contribution au développement des arts plastiques lui ont assuré une place de référence dans le paysage artistique national.
À l’ACP, ces deux sculptures constituent désormais un témoignage tangible de son parcours et une trace durable de son apport à l’art congolais.

