L’épidémie d’Ebola dépasse le seuil des 1 000 morts, l’OMS reste en alerte

En Ituri, épicentre de l'épidémie d'Ebola, les équipes sanitaires poursuivent la prise en charge des malades et les opérations de riposte.

 

 

L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République Démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1 000 personnes ont déjà perdu la vie. L’Ituri demeure l’épicentre de cette crise sanitaire, tandis que les autorités sanitaires multiplient les efforts pour contenir la propagation du virus.

 

L’épidémie de maladie à virus Ebola a franchi un seuil symbolique et préoccupant. D’après les dernières données publiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1 001 décès ont été enregistrés en République Démocratique du Congo et en Ouganda.

En RDC, où l’épidémie a été déclarée le 15 mai 2026, les autorités sanitaires recensent 999 décès pour 2 473 cas confirmés. En Ouganda voisin, le bilan reste limité à deux morts et 20 cas confirmés. Les autorités ougandaises affirment ne plus compter de nouveaux malades, mais le pays devra encore attendre un mois sans nouveau cas avant que l’épidémie soit officiellement déclarée terminée.

 

L’Ituri reste le principal foyer de l’épidémie

Selon l’OMS, la province de l’Ituri, dans le nord-Est de la RDC, concentre l’essentiel des contaminations. À elle seule, elle représente près de 90 % des cas confirmés et plus de 83 % des décès enregistrés depuis le début de l’épidémie.

Le virus circule également dans quatre autres provinces, notamment le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, où l’insécurité complique considérablement les opérations sanitaires en raison de la présence de groupes armés.

Cette 17ᵉ épidémie en RDC est provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus Ebola pour laquelle il n’existe, à ce jour, ni vaccin homologué ni traitement spécifiquement approuvé.

Toutefois, plusieurs avancées scientifiques sont en cours. L’OMS a lancé début juillet un essai clinique portant sur deux traitements expérimentaux et a autorisé l’utilisation d’urgence d’un nouveau test moléculaire destiné à accélérer le diagnostic.

L’organisation a également annoncé le lancement du premier essai clinique de sécurité d’un vaccin expérimental, le ChAdOx1, développé sous la direction de l’Université d’Oxford.

L’OMS appelle à intensifier la riposte

Face à la progression du virus, l’Organisation mondiale de la santé reconnaît que la situation demeure préoccupante.

« L’épidémie conserve une longueur d’avance sur nous et nous sommes encore dans une phase où nous tentons de rattraper son évolution », a déclaré Thierno Baldé, responsable de la gestion de cette crise sanitaire pour l’OMS en RDC.

Les autorités sanitaires concentrent actuellement leurs efforts sur Bunia et les localités voisines, où la transmission reste particulièrement élevée.

Une maladie toujours très meurtrière

La maladie à virus Ebola est une fièvre hémorragique virale qui se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée.

Depuis son apparition en Afrique, Ebola a provoqué plus de 15 000 décès. En République Démocratique du Congo, l’épidémie la plus grave remonte à la période 2018-2020, avec près de 2 300 morts et environ 3 500 cas recensés.

Les autorités sanitaires, appuyées par leurs partenaires internationaux, poursuivent leurs efforts afin de freiner la propagation de cette nouvelle flambée épidémique, dont l’évolution reste encore incertaine.

 

Glodie Mungaba

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