Ève Bazaïba face à Ebola : appel à une riposte globale en RDC
La ministre d’État en charge des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Ève Bazaiba lors de ladite reunion.
Plus de 1 000 cas confirmés dans l’Est du pays poussent Kinshasa et ses partenaires à renforcer une réponse sanitaire et humanitaire coordonnée.
La riposte contre l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) s’intensifie. À Kinshasa, la ministre d’État en charge des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Ève Bazaïba, a réuni mercredi 24 juin les principaux partenaires humanitaires et sanitaires afin de coordonner une réponse jugée urgente et multidimensionnelle.
La rencontre a notamment réuni le directeur général de Africa CDC ( Ndlr:Centre africain de contrôle et de prévention des maladies), le Dr Jean Kaseya, ainsi que des représentants de l’OCHA (Ndlr: Bureau de la coordination des affaires humanitaires, département du Secrétariat de l’ONU ). Les dernières données font état de plus de 1 020 cas confirmés, principalement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Des camps de déplacés en première ligne
La situation humanitaire complique fortement la réponse. En Ituri, plus de 1,15 million de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, avec des risques accrus de propagation. Des cas d’Ebola ont déjà été détectés dans certains sites, tandis que l’accès humanitaire reste limité dans plusieurs zones touchées par l’insécurité.
Les autorités et partenaires estiment que la lutte contre Ebola ne peut être efficace sans une approche intégrant santé, logistique et action humanitaire. Le coût global de la réponse est évalué à environ 1,4 milliard de dollars, dont environ 700 millions déjà mobilisés, mais un déficit important persiste.

