Sanctionné par les États-Unis, Joseph Kabila dénonce une décision injustifiée et politiquement
Le Président Joseph Kabila (à gauche) rencontre sur la rive du Lac Kivu à Goma le Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. © MONUSCO/Sylvain Liechti.
L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, sanctionné le jeudi 30 avril 2026 par le Trésor américain pour son rôle dans la déstabilisation de la situation sécuritaire dans la partie Est du pays et pour son soutien au groupe rebelle AFC-M23, n’a pas tardé à réagir à cette décision.
En effet, le cabinet du Raïs n’a pas tardé à rejeter en bloc les accusations formulées contre lui. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 1er mai 2026, il se dit étonné de la décision du gouvernement américain le visant, décision qu’il considère « profondément injuste, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées par des preuves irréfutables ».
Pour le cabinet Kabila, la décision américaine se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui, selon lui, est incapable de soutenir ces accusations par la moindre preuve devant la justice congolaise, qu’il qualifie d’aux ordres.
En conséquence, le président de la République honoraire, lit-on dans ce communiqué, se réserve le droit d’instruire ses conseils « d’activer les voies légales appropriées afin de contester cette décision prise contre lui, d’exiger des éléments vérifiables ayant fondé cette désignation et de défendre son honneur, son parcours et sa contribution historique à la stabilité de la RDC ».
Toutefois, ce communiqué précise que Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale de la RDC, à la paix dans son pays comme dans la région des Grands Lacs, ainsi qu’à une solution politique inclusive à la crise congolaise. Il en appelle ainsi à l’implication des États-Unis d’Amérique pour contribuer activement à la recherche d’une solution durable aux problèmes de la République Démocratique du Congo qui, selon lui, ne sont pas uniquement sécuritaires, mais sont fondamentalement liés à la gouvernance politique et économique, avec des répercussions sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, le cabinet de Joseph Kabila, évoquant l’article 64 de la Constitution de la République, estime qu’il constitue un impératif pour tout citoyen de faire échec à tout pouvoir qui s’exerce en violation de cette même Constitution.
« Le président Joseph Kabila rassure le peuple congolais, principale victime de la gouvernance actuelle du pays, de sa détermination à œuvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature et rétablir la démocratie, l’État de droit et la cohésion nationale, conditions d’une paix véritable et durable en République Démocratique du Congo », conclut ce communiqué du cabinet de Joseph Kabila.
RSK

