En RDC, le Mpox n’est plus une urgence : alerte nationale levée
Les autorités de la République Démocratique du Congo annoncent la levée de l’alerte sanitaire liée au mpox. Si la situation s’est nettement améliorée, le virus reste présent et fait désormais l’objet d’une surveillance ciblée.
Après plus de trois années de mobilisation sanitaire, la RDC met officiellement un terme à l’état d’urgence nationale lié au mpox. L’annonce a été faite le 2 avril 2026 par le ministre de la Santé, Dr Samuel Roger Kamba, marquant une étape importante dans la gestion de cette crise.
Déclarée en décembre 2022, l’épidémie a lourdement affecté le pays, avec plus de 120 000 cas suspects recensés et plus de 2 200 décès enregistrés. Cette évolution favorable intervient quelques mois seulement après la fin d’une autre crise majeure, celle d’Ebola.
Les autorités saluent une avancée significative dans la lutte contre la maladie, tout en appelant à la prudence. Le ministre a insisté sur le fait que cette annonce ne signifie pas la disparition du virus, mais plutôt une maîtrise de sa propagation. Le mpox continue en effet de circuler, bien que de manière beaucoup plus limitée qu’au pic de l’épidémie.
Dans cette nouvelle phase, la stratégie repose sur une surveillance renforcée et une réponse rapide aux cas identifiés. Le recours à la vaccination reste un outil clé, mais son utilisation demeure ciblée. En l’absence de recommandation pour une vaccination de routine, les autorités privilégient une approche dite de “riposte”, consistant à vacciner autour des foyers d’infection ainsi que les populations les plus vulnérables.
Cette campagne a nécessité des moyens importants. Avec un budget estimé à 90 millions de dollars, le pays a pu se procurer environ 3,4 millions de doses de vaccin, dont une grande partie a déjà été administrée. Les efforts se poursuivent notamment dans les zones les plus exposées, afin de prévenir toute résurgence de l’épidémie.
Glodie Mungaba

