Abidjan rend hommage à Papa Wemba: dix ans après l’éternité d’une légende
Dix ans après sa disparition sur scène à Abidjan, la mémoire de Papa Wemba continue de vibrer. La capitale économique ivoirienne lui consacre une journée d’hommage solennel, entre recueillement, culture et célébration de son héritage musical.
Abidjan s’apprête à honorer, ce vendredi, la mémoire de Papa Wemba, figure emblématique de la musique africaine, disparu en 2016 lors d’une prestation au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA). La cérémonie commémorative, organisée à Marcory Anoumabo en collaboration avec la mairie, marque le dixième anniversaire de sa disparition.
La journée débutera par une messe d’action de grâce à la paroisse Saint Pierre d’Anoumabo. Elle sera suivie d’un moment de convivialité offert à la résidence du maire de Marcory, avant que les festivités ne se poursuivent en début d’après-midi sur la place dédiée à l’artiste.
À partir de 15h00, un programme solennel et symbolique se déploiera : prestations culturelles, danse guerrière, exécution des hymnes nationaux ivoirien et congolais, ainsi qu’un défilé de la police municipale viendront rythmer l’hommage. Plusieurs prises de parole sont également prévues, notamment celles des autorités locales et des représentants du FEMUA, soulignant la portée panafricaine de l’artiste disparu.
Citoyen d’honneur
Moment fort de la cérémonie, Papa Wemba sera élevé à titre posthume au rang de citoyen d’honneur de la commune de Marcory. Une distinction symbolique qui consacre le lien indélébile entre l’artiste et la Côte d’Ivoire. L’ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Côte d’Ivoire interviendra également pour saluer la mémoire de cette icône continentale.
L’hommage se poursuivra par un dépôt de gerbe, l’inauguration d’une rue portant désormais son nom, ainsi qu’une parade de sapeurs, clin d’œil à l’un des aspects les plus marquants de son identité artistique et culturelle.
La cérémonie, prévue jusqu’en fin d’après-midi, s’achèvera par un point de presse et une photo de famille, scellant un moment de mémoire partagée entre deux nations unies par la musique et le souvenir.
Dix ans après sa dernière note jouée à Abidjan, Papa Wemba continue de faire danser les mémoires : car certaines voix ne s’éteignent pas, elles deviennent éternelles.
Glodie Mungaba

