Pierrette Bemba Mbombo Mukadi, la « dame de fer » de la douane congolaise

 

 

Dans l’administration publique de la République démocratique du Congo, certaines figures s’imposent par leur rigueur et leur détermination. Pierrette Mbombo Mukadi Bemba fait partie de ces personnalités qui comptent au sein de l’appareil douanier congolais.

 

Juriste de formation et cadre à la Direction générale des douanes et accises (DGDA), elle s’est construit au fil des années une solide réputation dans un secteur stratégique pour les finances publiques. Dans son environnement professionnel, beaucoup la surnomment aujourd’hui la « dame de fer ».

Un secteur clé pour les finances de l’État

 

À Kinshasa, la DGDA joue un rôle central dans la mobilisation des ressources publiques. L’institution contrôle les marchandises à l’importation et à l’exportation et constitue l’un des piliers du système fiscal congolais.

Les droits de douane représentent en effet une part importante des recettes de l’État, indispensables au fonctionnement des services publics et au financement des politiques nationales.

Mais ce secteur reste confronté à de nombreux défis : fraude commerciale, réseaux de contrebande ou déclarations falsifiées. Dans ce contexte, la vigilance et la maîtrise des procédures douanières sont essentielles.

C’est dans cet environnement exigeant que Pierrette Mbombo Mukadi Bemba a construit sa carrière.

Une autorité forgée par la discipline

 

Spécialisée dans la réglementation douanière et la surveillance des flux commerciaux, elle a progressivement accédé à des responsabilités importantes au sein de la DGDA.

Ses collègues décrivent une responsable méthodique et exigeante, attachée au respect strict des règles administratives. Dans un secteur où les pressions peuvent être fortes en raison des intérêts économiques en jeu, cette fermeté lui a permis d’imposer une autorité reconnue.

C’est cette réputation qui lui a valu son surnom de « dame de fer », devenu courant dans les couloirs de l’administration douanière.

Pour ses soutiens, cette rigueur constitue un atout majeur dans un domaine où la crédibilité de l’État dépend largement de la capacité des institutions à faire appliquer la loi.

Une voix pour la promotion des femmes

 

Au-delà de ses responsabilités techniques, Pierrette Mbombo Mukadi Bemba s’est également engagée en faveur de la place des femmes dans l’administration publique.

En 2022, lors d’une conférence annuelle des femmes douanières organisée à Kinshasa, elle a encouragé ses collègues à s’impliquer davantage dans la modernisation de l’institution.

À cette occasion, elle a salué la nomination d’une femme à la tête de la direction générale de la DGDA, un moment symbolique pour l’institution.

« Vous incarnez l’espoir du Gouvernement congolais en général et celui des douaniers de la RDC en particulier. Votre expertise accumulée à l’étranger, notamment à l’Organisation mondiale des douanes, a activement besoin de l’accompagnement indéfectible des expertises locales qui ont fait leurs preuves », a-t-elle déclaré.

Elle a également insisté sur l’importance de valoriser les compétences internes et de promouvoir une culture administrative fondée sur le mérite.

« Il vous appartient de dénicher ces expertises avérées et surtout de bien les affecter sous le principe de la méritocratie. »

Dans de nombreux secteurs de l’administration congolaise, les postes de responsabilité ont longtemps été majoritairement occupés par des hommes. L’ascension de Pierrette Mbombo Mukadi Bemba dans un domaine aussi stratégique que celui des douanes apparaît ainsi comme un symbole important pour les femmes engagées dans la fonction publique.

Pour plusieurs jeunes fonctionnaires, son parcours illustre les possibilités offertes par la compétence et la persévérance dans un environnement professionnel exigeant.

Une figure marquante de la douane congolaise

Au fil des années, Pierrette Mbombo Mukadi Bemba s’est imposée comme l’une des figures marquantes de la douane congolaise.

Dans un pays où la mobilisation des ressources publiques demeure un enjeu majeur pour le développement, les institutions chargées de la collecte des recettes jouent un rôle déterminant.

Et dans les bureaux de la DGDA, un surnom continue de résumer la réputation de cette responsable : la « dame de fer ».

Glodie Mungaba / MM2.

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