Après les sanctions, le Rwanda conteste et le M23 renforce ses positions
Le président rwandais Paul Kagame (photo d'illustration/ Agenzia Fides)
Après l’annonce des sanctions du département d’État américain, le Rwanda dénonce une décision « injuste » et « partiale ». Cependant, l’AFC-M23 présente de nouveaux recrues en fin de formation et lance une attaque contre l’aéroport de Bangboka à Kisangani.
Kigali a rejeté, le lundi 2 mars 2026, les accusations du département d’État visant les forces de défense rwandaises et quatre de ses officiers, les jugeant « injustes » et « partiales’. Pour lui, » cette décision ne reflète pas la réalité et déforme les faits du conflit ».
Par ailleurs, le gouvernement rwandais accuse la République démocratique du Congo (RDC) de « violer des accords de Washington, en ayant recours à une coalition des mercenaires étrangers et des milices ethniques extrémistes et les génocidaires aux Forces democratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) ».
Pendant ce temps, l’AFC-M23 a, dans un communiqué du 2 mars 2026, revendiqué « les attaques des drones ayant visé dimanche l’aéroport de Bangboka à Kisangani, dans la province de Tshopo.
En effet, des sources locales concordantes ont annoncé que « les autorités provinciales ont confirmé que quatre drones avaient été neutralisés au dessus de l’aéroport le dimanche 1 mars 2026. Une première attaque a été déjouée vers 15 heures locales, puis trois autres drones « kamikaze » ont été interceptés entre 17 et 19 heures. Des éclats ont brisé des vitres de certaines infrastructures, sans faire des victimes ni perturber la tour de contrôle ».
Enfin, loin d’un retrait dans les zones occupées, comme exigé par les partenaires internationaux, dans une vidéo devenue virale le même lundi 2 mars 2026, on voit l’AFC-M23 présenter plus de 1500 nouvelles recrues, en fin de formation, à l’en croire.
Visiblement les accords de Washington peinent à être mis en œuvre dans l’Est de la RDC où des millions de vie sont exposées à une crise sécuritaire et humanitaire accrue. À quand la fin de cette souffrance qui n’a que trop perdurer? « Qui vivra, verra », dit-on !
Arnaud Kabeya
