Ali Bongo, l’exil entravé entre Paris et Londres
Ali Bongo, immobilisé à Paris, reste séparé de sa famille à Londres.
Bloqué par des formalités administratives en France, l’ancien président gabonais voit son départ pour Londres suspendu, loin des siens.
Depuis deux mois, Ali Bongo Ondimba prolonge malgré lui son séjour à Paris, dans sa résidence de l’avenue Foch, pour des motifs administratifs. Son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, est restée à Londres avec leurs enfants, révélant les incertitudes d’un exil post-putsch, y compris pour un ancien chef d’État.
Renversé en août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, aujourd’hui à la tête du pays, il avait quitté le Gabon pour le Royaume-Uni après un passage par l’Angola. Mais depuis plusieurs semaines, il demeure immobilisé dans la capitale française, confronté à des contraintes liées à son statut migratoire britannique.
Un exil suspendu aux formalités
L’ancien président devait initialement rejoindre sa famille en traversant la Manche via l’Eurostar. Ses documents ont toutefois été refusés par le système électronique de contrôle aux frontières britanniques.
Depuis avril 2025, les ressortissants français doivent disposer d’une autorisation de voyage électronique (ETA) pour un séjour de courte durée au Royaume-Uni, ou d’un visa pour une présence prolongée. Ayant atteint la durée maximale autorisée, Ali Bongo doit désormais attendre la délivrance d’un visa officiel avant de pouvoir regagner Londres.
Entre démarches administratives et obligations judiciaires en France, l’ex-chef d’État se retrouve ainsi immobilisé à Paris, séparé des siens — une situation qui souligne la dimension concrète et parfois restrictive d’un exil politique.
Service — Afrique — Glodie Mungaba / MM2

