Au Burundi, 67.000 réfugiés soutenus par le gouvernement congolais
La ministre Ève Bazaïba rend visite aux réfugiés congolais au Burundi.
Face à l’afflux massif de Congolais fuyant la violence dans l’Est, le gouvernement congolais a rapidement apporté vivres, abris et soins médicaux au camp de Busuma, au Burundi. Une initiative saluée par les réfugiés et le Haut-Commissariat des Refugiés (HCR).
Le gouvernement congolais reste mobilisé pour ses compatriotes en détresse au Burundi.
Depuis l’avancée des forces du M23/AFC à Uvira, dans le Sud-Kivu, 67.000 Congolais ont fui la violence. Ils sont accueillis dans plusieurs camps, dont le site de Busuma, dans la commune de Ruyigi, province de Buhumuza.
Malgré l’accueil du Burundi et le soutien du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), cette arrivée massive constitue un défi humanitaire urgent.

Solidarité et assistance sur le terrain
Sur instruction du président, le gouvernement congolais est intervenu pour soutenir les réfugiés. Ce samedi, la Ministre d’État chargée des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Eve Bazaïba, accompagnée de toute sa délégation, s’est rendue à Busuma, à plus de 200 km de Bujumbura.
Ils ont distribué abris, vivres, médicaments et produits non alimentaires. Sur les 110 hectares du site, plus de 67.000 Congolais vivent actuellement dans 78 quartiers.
Barnabé Kayumba, représentant des réfugiés, a salué la visite :
« Cela prouve que vous ne nous avez pas abandonnés. Nous espérons un retour rapide au pays. »
Le HCR a également souligné la bonne coopération entre le Burundi, la RDC et les agences humanitaires. La ministre a remercié le pays hôte pour son accueil et son soutien.
La ministre a remercié le pays hôte pour son accueil et son soutien.

Soins médicaux et conditions de vie
Sur le site, les soins médicaux sont assurés, y compris pour les maternités et les soins intensifs. Depuis décembre 2025, 127 naissances ont été enregistrées, ainsi que 35 décès, dont deux dus au choléra.
Une campagne de vaccination a déjà protégé plus de 4.000 enfants. Les défis restent nombreux : accès à l’eau potable et construction de latrines. Le gouvernement et ses partenaires œuvrent déjà à améliorer les conditions de vie.
Glodie Mungaba / MM2
