Mathy Mupapa: « La vision derrière Tatola, c’est d’amener des chrétiens à témoigner des bienfaits de Christ dans leur vie»

Mathy Mupapa, conceptrice et présentatrice de Tatola.

 

 

Depuis le 10 août 2025, un nouveau podcast est né sur la toile. Il s’agit de Tatola, un podcast de témoignages chrétiens qui permet aux enfants de Dieu de partager leurs expériences. Conçu et présenté par Mathy Mupapa, chrétienne et journaliste congolaise vivant en Côte d’Ivoire, ce podcast est diffusé sur YouTube.  Dans cette interview, Mathy Mupapa nous explique ce projet et revient sur son parcours professionnel dans le secteur de la communication.

 

Pourquoi avoir choisi le nom Tatola en langue congolaise ?

 

Mathy Mupapa (M.M.) : Tatola est effectivement un mot lingala qui signifie ‘’Témoigne’’ en français ou ‘’Testify’’ en anglais. Je suis Congolaise de père, mais je réside en Côte d’Ivoire depuis 2008. Si j’ai choisi le nom Tatola, c’est pour faire un clin d’œil à la République Démocratique du Congo tout simplement.

 

En quoi consiste le concept Tatola? 

 

M.M. : Tatola est un podcast bimensuel de témoignages chrétiens qui permet aux fils et filles de Dieu de partager ou conter leurs expériences, leur vécu heureux ou malheureux, les exploits de Christ dans leur vie, etc. 

Les thématiques abordées par nos invités sont de tous ordres : nous avons des témoignages relatifs à la conversion à Christ, à la guérison, la délivrance, la violence conjugale, la victoire sur le chômage, la stérilité, le célibat, la pauvreté, le deuil, etc.

 

 

 

Comment est née l’idée de Tatola? 

 

M.M :  Vous savez, je suis membre de l’Église Vases d’honneur à Abidjan et chaque 1er janvier, chacun reçoit son verset de l’année. Le mien, cette année 2025, c’est Actes 1:8 :« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Ce verset déjà m’a inspirée.

 

Au départ, ce que je voulais faire, c’était d’écrire un livre de témoignages chrétiens. Mais en discutant avec une jeune sœur belgo-ivoirienne prénommée Annick, elle m’a conseillé de recueillir les témoignages en format vidéo et de les diffuser sur les réseaux sociaux. Je me suis dit pourquoi pas ? J’ai d’abord pris plusieurs jours de jeûne pour en parler au Seigneur dans la prière et pour avoir Ses directives. C’est dans ces temps de prières que j’ai eu la conviction de donner le nom « Tatola » à cette émission. Puis j’en ai parlé à mon Père spirituel, le Pasteur Mohammed Sanogo, au début du mois de février 2025. Il a prié pour moi pour que je me lance et m’a ainsi accordé sa bénédiction.

 

Sur le plateau de Tatola.

 

Quel est votre but poursuivi en créant ce projet ?

 

M.M : La vision derrière Tatola, c’est d’amener des chrétiens à témoigner des bienfaits de Christ dans leur vie et aussi d’en relever d’autres, partant de leur expérience.

L’objectif, c’est d’impacter et de toucher des personnes, des millions de personnes à travers le monde, grâce aux témoignages. Beaucoup se retrouvent dans le vécu de nos invités et sont touchés, édifiés. Nous voulons surtout inciter des personnes qui n’ont pas encore rencontré le Seigneur Jésus, à se convertir, à naitre de nouveau. C’est pour cela que l’appel à la conversion est lancé à la fin de chaque épisode. Le témoignage est un puissant outil d’évangélisation.

 

Qui est Mathy Mupapa ?

 

M.M : Mathy Mupapa est une chrétienne, née de nouveau en Christ, donc une fille de Dieu. J’ai donné ma vie au Seigneur Jésus en 1991 et depuis lors, ma vie n’a plus jamais été la même. C’est Christ qui a donné un sens à ma vie. Je suis une femme divorcée et mère d’une fille de 16 ans.

Parlez-nous de votre parcours professionnel . . . 

 

M.M : J’ai un Master en journalisme (Bac+5) et j’ai une trentaine d’années d’expérience professionnelle. J’ai eu à travailler à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), j’ai également été Attachée de presse aux ministères des Affaires étrangères, puis de l’Éducation nationale de la RDC. J’ai ensuite intégré le département de l’Information publique aux Nations Unies en RDC avant de décrocher un poste international à la Mission onusienne en Côte d’Ivoire.

 

Lorsque cette mission a fermé ses portes, j’ai occupé le poste de consultante en communication dans une structure de l’État ivoirien, puis dans une agence privée, et enfin dans une structure des pompes funèbres. Je sais que cela doit surprendre plusieurs de savoir que je suis passée par ce dernier poste. Mais c’est l’une des plus belles expériences de ma carrière, car il fallait trouver la sagesse pour démontrer au public cible la valeur du travail des pompes funèbres jugé macabre par bon nombre de personnes. J’en garde de très bons souvenirs.

 

Après cette belle expérience, je me suis mise à mon propre compte. Mon premier amour en journalisme, c’est la radio. Puis vient la presse écrite. Oui, j’aime écrire. Faire de la télé ou faire des vidéos, n’a jamais été mon fort. Le faire pour Tatola, c’est un baptême de feu pour moi, une toute nouvelle expérience. Avec Dieu, nous ferons des exploits, dit la Bible. C’est Dieu qui m’aide à présenter Tatola.

Je n’ai pas renoncé à mon projet d’écrire des livres sur des témoignages chrétiens. Je le ferai en temps opportun, par la grâce de Dieu.

 

La conceptrice de « Tatola » en compagnie d’un de ses invités.

 

Pourquoi avoir opté seulement pour une chaîne YouTube et non pas d’autres canaux tels que les chaînes de télévision ou encore les radios?

 

M.M. : On atteint un plus grand public par les réseaux sociaux que par les canaux classiques tels la radio et la télévision. Comme je vise à atteindre des millions de gens à travers le monde, j’ai donc opté pour la chaîne YouTube, avec des relais d’extraits sur Facebook, TikTok et Instagram.

Si plus tard, une chaîne de télé ou une radio veut collaborer avec moi, j’examinerai la question.

 

Propos recueillis par Glodie Mungaba

About The Author