Leadership féminin en RDC : Ève Bazaïba distinguée pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes
À Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) la promotion du leadership féminin s’impose progressivement comme un axe central du débat public.
Il y a quelques jours, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaiba Masudi, a été mise à l’honneur lors d’une conférence consacrée à l’autonomisation professionnelle des femmes.
Organisée par Capital HR Solutions, dans le cadre du programme de mentorat « Dames de Substance », la rencontre a réuni à Kinshasa des professionnelles issues de secteurs variés autour d’un objectif commun : renforcer les compétences, consolider les parcours et structurer la relève féminine.
Un mentorat structuré pour accélérer les carrières
Présenté comme un cadre d’accompagnement sur six mois, le programme ambitionne de mettre en relation des mentors expérimentés avec des femmes déjà engagées dans la vie professionnelle. Selon les organisateurs, il ne s’agit pas uniquement de transmission d’expérience, mais d’un véritable processus d’élévation : développement du leadership, affirmation stratégique, et projection dans des postes de décision.
Une évaluation est prévue en septembre afin de mesurer l’impact concret de ce dispositif, notamment en matière de progression de carrière et de renforcement des capacités.
Dans un pays où la représentation féminine dans les sphères décisionnelles reste un défi structurel, ce type d’initiative privée vient compléter les politiques publiques en matière d’égalité des chances.
«Investir dans le capital humain»
Invitée d’honneur de l’édition 2026, Eve Bazaiba Masudi a exhorté les participantes à investir dans le capital humain et à préparer activement la relève. Dans son intervention, la ministre a insisté sur la nécessité pour les femmes congolaises de se professionnaliser davantage, y compris dans des secteurs longtemps considérés comme périphériques mais aujourd’hui porteurs d’opportunités économiques.
À travers un geste symbolique — la présence de sa petite-fille à ses côtés — elle a voulu illustrer l’importance d’une exposition précoce aux valeurs de leadership, d’excellence et de responsabilité.
Au-delà de la dimension protocolaire, cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique plus large observée en République Démocratique du Congo : celle d’une mobilisation croissante en faveur de l’autonomisation économique des femmes et de leur accès aux responsabilités.
Dans un contexte régional où les questions de gouvernance inclusive et de parité progressent lentement, les initiatives de mentorat apparaissent comme des leviers concrets pour transformer les trajectoires individuelles — et, à terme, les équilibres institutionnels.
Glodie Mungaba / MM2.
