À Kinshasa, des contrôles routiers paralysent le transport en commun
« Contrôle routier et grève des chauffeurs ralentissent la vie des Kinois. »
Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo ( RDC) a quasiment arrêté de circuler, ce lundi. La grève des chauffeurs, mécontents des contrôles routiers stricts, a réduit la circulation à seulement 3 à 5 %. Vignettes, permis et certificats exigés simultanément : la mesure fait grincer des dents.
Après plusieurs avertissements restés sans effet, les autorités urbaines et les services de l’État ont intensifié les vérifications. Leur objectif selon l’ACP: forcer les conducteurs à se mettre en règle et récupérer les taxes nécessaires au financement des routes et travaux publics de la ville.
Chauffeurs et usagers pris entre deux feux
Vignette, autorisation de transport, permis de conduire, certificats de contrôle technique et d’assurance : tous ces documents sont désormais exigés simultanément. Pour beaucoup de chauffeurs, c’est difficile et coûteux.
« Avec l’état actuel des routes, pleines de nids-de-poule et d’embouteillages, il devient presque impossible de travailler correctement », confient certains conducteurs.
Vers un équilibre entre contrôle et fluidité
Les responsables urbains rappellent que ces mesures visent à sécuriser les passagers et améliorer la qualité des routes. Les chauffeurs, eux, demandent une meilleure organisation et des mesures d’accompagnement, pour que les contrôles ne bloquent pas complètement le transport en commun.
Entre respect des règles et survie quotidienne, chauffeurs et autorités cherchent encore le juste équilibre à Kinshasa, grande métropole et capitale de la République Démocratique du Congo.
Glo / MM2
